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L'imaginarium
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Le cinéma japonais au fil des saisons

Le cinéma japonais au fil des saisons

Amoureux du Japon et/ou du cinéma, voici pour vous un festival que j'ai découvert durant le printemps : Les Saisons Hanabi

©Tous droits réservés à Hanabi

Comme son nom peut le laissait à penser, au fur et à mesure des saisons, pendant une semaine, un film (japonais donc, si vous suivez) vous est présenté chaque jour en France. Ce festival est un excellent moyen de découvrir ou redécouvrir le cinéma nippon, que ce soit au travers de films d'animations ou non. Grâce à lui, j'ai déniché un super cinéma d'art et essai projetant énormément de films étrangers en version originale sous-titrés ; c'est d'ailleurs là-bas que j'ai pu visionner le superbe Parasite de Bong Joon Ho. Mais revenons à nos moutons...

Cette célébration de la culture japonaise, à travers le cinéma, a débuté avec le printemps. Pour ceux que cela intéresseraient, ils vous est encore possible de visionner les films printaniers dans les villes et salles suivantes : Marseille (Variétés), Nantes (Concorde), Nice (Pathé gare sud) et Strasbourg (Star) dès le 10 juillet. Pour les autres, pas d'inquiétude, il vous reste la programmation estivale qui a été lancé (ou va l'être), elle aussi, le 10 juillet ; je vous laisse le lien dans lequel vous verrez tous les films de prévus, ainsi que toutes les informations vous permettant de savoir quand vous pourrez vous rendre dans les salles obscures. (Informations)

Je suis allée voir, en tout, quatre films dont trois d'animations. Le premier fut Je veux manger ton pancréas (Shinichiro Ushijima) un film d'animation en avant-première qui a fait l'ouverture du festival ce printemps. Je sais ce que vous pensez : "Mais quel est ce titre bon sang ?! Encore une traduction douteuse !". Sachez dans un premier temps, que la traduction est tout à fait bonne ; dans un second temps, vous comprendrez ce choix en regardant le film ! Pour vous donner encore plus envie, voici de quoi ça parle : 

Sakura est une lycéenne populaire et pleine de vie. Tout l’opposé d’un de ses camarades solitaires qui, tombant par mégarde sur son journal intime, découvre qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre… Unis par ce secret, ils se rapprochent et s’apprivoisent. Sakura lui fait alors une proposition : vivre ensemble toute une vie en accéléré, le temps d’un printemps.

J'ai beaucoup aimé ce film qui parle d'amitié, de la peur de mourir, de s'ouvrir aux autres, de préserver l'autre, etc. C'est bien entendu très triste, mais aussi drôle, mignon et mature. Je vous conseille donc d'apporter les paquets de mouchoirs, car vous risquez fortement de pleurer.

 

 

 

 

 

 

Le deuxième film, le seul qui n'était pas de l'animation, se prénomme Dans un jardin qu'on dirait éternel (Tatsushi Omori), aussi une avant-première. Bon, pour le coup, la traduction française n'a rien à voir avec le titre japonais. En effet, en japonais, c'est "日日是好/ ichinichikorekojitsu" que l'on traduirait par "tous les jours est un bon jour".

 

Noriko et Michiko viennent de terminer leurs études. En attendant de savoir à quoi consacrer leur vie, elles sont poussées parleurs parents vers l’art ancestral de la cérémonie du thé. Noriko découvre à travers ce rituel la saveur de l’instant présent, et prend conscience du temps précieux qui passe… Michiko, quant à elle, a décidé suivre un tout autre chemin.

C'est un film qui nous montre à quel point, la cérémonie du thé, est extrêmement codifiée et combien son apprentissage est long et compliqué. Il est lent et contemplatif, j'ai trouvé que l'ambiance et la beauté des images prenaient le pas sur l'histoire. Je ne pense pas que ce soit un film tout public. A mon humble avis, il est ciblé pour les personnes ayant déjà quelques connaissances et appréciant la cérémonie du thé.

 

 

 

 

 

Je ne vous parlerez pas du troisième, car c'est un film surprise et je ne voudrais en aucun cas vous la gâcher. Sachez que je l'ai adoré. Il est très drôle et... assez barré, il sort vraiment de l'ordinaire par rapport aux autres.

Passons au dernier. Quatrième oeuvre que j'ai visionné et que je n'ai pas aimé. Wonderland, le royaume sans pluie (Keiichi Hara) avait tout pour me plaire : coloré, une jolie musique, un bande-annonce faisant envie, et un pitch réveillant mon âme d'aventurière.

 

Akané est une jeune fille rêveuse. La veille de son anniversaire, elle se rend chez sa tante antiquaire pour récupérer son cadeau. Dans l’étrange bric-à-brac de la boutique, elle pose sa main sur une pierre magique. S’ouvre soudain un passage secret vers le monde de Wonderland, qu’il va falloir sauver de la sécheresse.

Mais alors, pourquoi n'ai-je pas été emportée par l'histoire ? Premièrement, je n'ai pas du tout aimé la voix des doubleurs japonais, je ne pourrai pas aller plus loin dans mon explication, car c'est purement subjectif. Certaines actions, certains choix des personnages n'étaient absolument pas logiques. Sans vous en dire trop, je vais prendre un exemple qui m'a semblé totalement insensé : un des personnages disparaît, or contrairement au bon sens, les autres protagonistes, au lieu de partir à la recherche de leur ami, se disent qu'il est préférable de partir sans lui et que, ce dernier, finira bien par les rattraper. Mais... heureusement qu'il n'était pas en danger de mort, sinon, le pauvre bougre serait décédé seul et abandonné de ses amis !!! 

Pour en revenir au film en général, l'intrigue est banale/clichée, de même que la fin n'est en rien surprenante. Ceci dit, cela n'engage que moi, que cela ne vous empêche pas d'y jeter un œil.

 

J'imagine (et j'espère) que cet article vous aura donné envie de découvrir un peu plus le cinéma japonais. Alors à vos pop-corn et allez profiter des salles climatisées pour visionner un bout de la culture japonaise.