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L'imaginarium
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Voyage dans le Kansai, Kyôto - Partie 1 ✈

Voyage dans le Kansai, Kyôto - Partie 1 ✈

/!\ Faites un clic droit sur les photos pour mieux les visualiser /!\

 

C'est en ce quatrième jour ensoleillé (cela faisait longtemps) que nous quittons Osaka pour l'ancienne capitale impériale : Kyôto. C'est la ville qui m'a toujours fait rêver et dans laquelle je voulais absolument me rendre. Nous prenons donc le train et arrivons une heure plus tard. Pour la petite anecdote, j'étais assise à côté de deux petites mamies Japonaises qui m'ont données des gâteaux apéros au curry, en échange de leurs gentillesses, j'ai demandé à Adèle si elle pouvait me donner deux de ses carambars bien de chez nous à offrir à ces mignonnes petites dames. L'un des deux l'a d'ailleurs de suite mangé ! Enfin, revenons à nos moutons. Donc, une heure après nous débarquons dans le quartier où nous logeons, et comme à notre habitude nous mettons un peu de temps à trouver l'appartement. Une fois que nous réussissons à le dénicher, nous faisons face à une mauvaise surprise : le logement sent les égouts, il n'y a pas de WI-FI contrairement à ce qu'il y avait d'indiqué sur le site et il n'y a pas de mouchoir ni de coton tige alors qu'habituellement tout est fourni. Nous relativisons en nous disant que, de toute façon, ce n'est que pour dormir. C'est donc sur ces paroles philosophiques que nous partons en direction de notre premier endroit à visiter.

 

Le temple Chion-in et ses jardins
 

Nous avions vu qu'il y a un parc immense, appelé Maruyama, dans lequel se trouve beaucoup de temples, c'est pourquoi nous avons décidé de partir là-bas. Arrivées sur place, nous nous mettons d'accord sur le fait qu'il est plus pratique de visiter le temple le plus proche de notre position, c'est pour cela que nous avons donc choisi le Chion-in.
Nous passons une première porte plutôt imposante, et marchons durant 5min sur un petit chemin bordé de fleurs en pleine éclosion.
 

De jolies petites fleurs.

Après avoir traversé ce petit paysage bucolique, nous apercevons enfin l'entrée : une porte imposante, de hautes marches d'escaliers et des lanternes de pierre. Le décor est planté. Alors que je mitraille cet édifice, un Japonais assez âgé commence à tailler une bavette (oh mon Dieu, cela faisait si longtemps que je n'avais pas utilisé cette expression. Je vais faire une croix sur le calendrier !) en nous posant les questions basiques : vous venez d'où ? Que faites-vous au Japon ? etc. Il est ensuite rejoint par une amie à lui qui nous explique que, malheureusement pour nous, les cerisiers seront pleinement éclot que... la semaine prochaine. Crotte. Sur ces paroles quelques peu tristes, nous continuons notre chemin.

 

Immense n'est-ce pas ?

Nous passons une deuxième porte et nous pénétrons donc dans le cœur de l'endroit : il y a plusieurs bâtiments dont le temple et des annexes. Nous suivons notre instinct, et nous enfonçons plus loin : nous tombons sur un pavillon dans lequel on peut entrer, ce que nous faisons. A l'intérieur, nous remarquons un panneau sur lequel est indiqué que nous pouvons visiter les jardins, nous accourons donc à l'accueil afin de payer (cela va très souvent revenir) notre ticket d'entrée. Dans cette partie il est donc possible de visiter le cimetière, le mausolée de la Princesse Sen, la grande cloche et bien entendu, les jardins. Avant de vous montrer quelques photos, je tiens à faire un léger commentaire sur ma visite : c'était merveilleux et très apaisant de visiter ces endroits, même le cimetière qui n'a pas la même représentation qu'en France.

 

Le jardin Yuzen-en.
Des milliers de tombes.
Un cerisier en fleurs au milieu de la verdure.

Après cette visite qui aura duré deux bonnes heures, nous cherchons un endroit où nous sustenter car nos petits estomacs crient famine. Nous trouvons une petite échoppe tenue par un couple de Japonais âgés et trop mignons. J'y ai mangé un très bon tempura-don (beignet de crevettes, algues et autres dans un bol avec du riz) qui m'a bien requinqué. Après cette pause gourmande, nous partons visiter un des monuments les plus connus de Kyôto.
 

Tempura-don.

Kiyomizu-dera 

Afin d'atteindre ce temple (oui, c'était la journée bâtiments religieux), nous voilà en train de remonter une rue (et une marée humaine) du nom de Matsubara-dori se trouvant dans le fameux quartier de Gion où, si l'on a de la chance, on peut croiser une Geisha. Imaginez un peu : une avenue bordée de petits magasins de souvenirs traditionnels, d'échoppes vendant des spécialités culinaires de Kyôto avec, parmi les touristes étrangers et Japonais, des gens vêtus de kimono, le vêtement traditionnel japonais. Cette vision ne peut vous laisser de marbre. 
Nous finissons par atteindre le Kiyomizu-dera : il est fièrement dressé au milieu de toutes ces personnes, vêtu de sa magnifique couleur rouge vermillon.
 

L'entrée farouchement gardée par les chiens coréens.

Etant toutes un peu fatiguées, et ayant visité ce que nous avions prévu, nous retournons donc à la maison pour nous reposer, prendre un dîner léger et planifier notre journée de demain, qui, devinez quoi, rimera avec édifice religieux.
 

Cinquième jour : dimanche 18 mars
 

Aujourd'hui encore il fait très beau, quoiqu'un peu nuageux, mais décidément nous sommes gâtées pour le moment. La première visite du jour est un endroit que j'attendais depuis longtemps : le sanctuaire Fushimi-inari dédié au Dieu renard. Pourquoi je suis excitée à l'idée de voir cet endroit ? Car c'est ici qu'il y a toute une randonnée durant laquelle on passe par un chemin de torii (porte en bois rouge vermillon). Imaginez un peu ce chemin recouvert de centaines de milliers de structures en bois : on se croirait dans un Ghibli (studio d'animation japonaise extrêmement fameux).
Nous partons assez tôt car nous avons un bon petit trajet en train. Arrivées là-bas, nous en prenons déjà plein les yeux avec la petite gare peinte de la même couleur que les torii, puis quand on sort, des statuts de renards sont présentes pour nous accueillir.

Le premier torii qui annonce la présence d'un sanctuaire.

Après avoir passé le torii et monté les escaliers, nous faisons face au pavillon où nous pouvons prier, ainsi qu'au "stand" où l'on peut acheter des amulettes, qui sont magnifiques. Nous continuons notre chemin jusqu'à ce que nous tombons nez à nez face aux milliers de torii. C'est à couper le souffle.

Le début de la promenade.
Des milliers de torii.
Je suis assortie au décor.

Tout au long de cette agréable ascension de deux heures, nous avons pu voir plusieurs petits sanctuaires toujours dédiés à la divinité Inari.

©Adèle

Une fois au sommet, nous avons une vue dégagée sur la ville de Kyôto. Nous redescendons enfin par un chemin différent et arrivons en bas bien plus vite que quand nous sommes montées. Cette longue marche nous ayant ouvert l'appétit, nous cherchons un restaurant, et nous trouvons : nous allons manger des tsukemen. "Mais qu'est-ce donc que cette chose ?" me diriez-vous, mais pas de panique, je vais vous expliquer. Ce sont des soba froides (nouilles de sarrasin) que l'on trempe dans un bouillon, qui lui est chaud, et c'est franchement délicieux. Vous pouvez ajouter la garniture que vous désirez : ail en poudre, piment moulu... faites marcher votre imagination. (Voici l'adresse du restaurant pour ceux qui auraient l'occasion de venir au Fushimi-inari : Cliquez ici). Ce fut ma seule et unique occasion d'en manger. 

Ça vous donne envie ?

Une fois sustentées, nous reprenons le train pour aller visiter deux temples.

 

Le Higashi et Nishi Hongwanji

 

Ce sont des temples nommés en fonction de leur emplacement : le temple Hongwanji de l'est (higashi) et de l'ouest (nishi) dans lesquels la divinité vénérée est Namo Amida Butsu. Il faut savoir que l'enceinte du Hongwanji est si impressionnante et sublime, qu'elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1994 et qu'en son sein, il n'y a pas que deux temples mais bien plusieurs bâtiments. Etant fatiguées par la visite matinale du sanctuaire, nous ne sommes allées que dans les deux édifices principaux : le Higashi et Nishi. Il était possible d'entrer dans ces derniers, en ayant préalablement retiré ses chaussures, pour prier ou simplement admirer l'intérieur. Je n'ai pris que très peu de photos malgré la beauté des lieux, je ne vous en mets qu'une seule.

Après avoir achevé cette visite, nous repartons rejoindre notre petit nid qui sent les canalisations afin de nous reposer et d'attaquer la sixième journée au Kansai.

Je vous laisse donc ici, en espérant que les photos et mon article vous auront plu ! A plus tard, pour la suite de mes aventures.

"Petite" fontaine faisant face à l'entrée de l'enceinte des temples.